eco communication durable

Diminuer son impact grâce à l’éco-communication

Dans un monde où la communication s’est enfin posée la question de sa responsabilité, et de son incontournable rôle dans le façonnement d’un modèle de société plus vertueux, nous souhaitions accorder du temps, et des articles aux trois manières d’aborder la communication durable, selon le guide de la communication responsable de l’ADEME 2020 : 

  1. la communication engagée qui participe à construire un monde responsable.
  2. l’éco-communication qui vise à réduire les impacts liés aux métiers de la communication.
  3. la communication RSE, sur les engagements des organisations.

Cet article est dédié à l’éco-communication.


L’éco-communication dans la communication durable, qu’est ce que c’est ?

L’éco-conception vise à prendre en compte l’aspect environnemental et éthique dans la conception d’un produit ou service. Ainsi, l’éco-communication vise à évaluer et à réduire les impacts liés aux métiers de la communication :

Matières premières

consommation de ressources naturelles (énergie, papier, emballages), utilisation de produits nocifs ou dangereux, matières premières recyclées ou de secondes vies.

Fabrication

grande consommation d’énergie, fabrication proportionnée, production de déchets, pollution liée à la fabrication ou à la production.

Transport

Optimisation des distances, type de transport.

Distribution

impact de la distribution, type de packaging utilisé.

Utilisation

impact de l’utilisation, pensé pour être réutilisé, imaginer d’ores et déjà la vie après l’utilisation première...

Fin de vie

la déplacer au plus tard possible.

Engagée, cette conception est plébiscitée par nombre de marques soucieuses de l’empreinte écologique de leurs actions de communication. Car en plus de la responsabilité du message délivré (nous reviendrons dans un autre chapitre sur la communication responsable) nos communications imprimées, notre site Web, nos productions audiovisuelles… ont toutes un impact, et peuvent toutes être optimisées. Quand on sait qu’à lui seul, l’envoi d’un email avec pièce jointe c’est l’équivalent d’une ampoule allumée pendant 24h, même à ce simple niveau, on doit se poser la question de la nécessité de chaque email envoyé. L’objectif : sortir d’une conception énergivore et éphémère, ne pas brasser de l’air pour rien…

Vous vous demandez comment cela fonctionne concrètement ? 

Pas de problème, on vous a concocté ci-dessous nos recettes secrètes pour éco-concevoir un projet Web, un projet print, notre community management, un projet audiovisuel, un projet événementiel… Partons à l’aventure des différents services gravitants autour de la communication qui peuvent avoir leur impact environnemental limité.


Eco-concevoir un site internet

Un site internet repose sur trois piliers : design, développement et hébergement. Intégrer l’aspect environnemental n’est donc pas réservé entièrement au développeur mais bel et bien à l’ensemble de l’équipe du projet.

Qu’elle soit sur print ou sur le web, une communication durable passe par un design frugal. Alors, vous pouvez réduire votre empreinte notamment en limitant les animations sur votre site et en compressant vos images. Un des bénéfices d’un design sobre pour votre site est qu’il va durer dans le temps. Cette longévité est importante dans la manière où un site n’est pas conçu pour être refait à neuf 2 ans plus tard. 

La partie développement est l’interprétation même du design en code. De nombreuses lignes de code inutiles peuvent se disséminer et alourdir le site. Certains outils comme Unused CSS existent pour alléger le code.

Concernant l’hébergement, celui-ci peut être plus éco-responsable qu’un autre. Un hébergement va nécessiter d’avoir des serveurs fonctionnant 24h/24. En choisissant un hébergement roulant 100% à une énergie renouvelable, l’impact environnemental du site sera limité. De plus, certains hébergements éco-responsables respectent des normes énergétiques fortes notamment avec la norme ISO 50001 ou avec un PUE (Power Usage Effectiveness) faible, pouvant aller jusqu’à PUE < 1,1 pour les meilleurs. À la tête du peloton, on retrouve Aonyx et Infomaniak, ayant respectivement un PUE < 1,2 et 1,1. Nous proposons à nos clients d’héberger leurs sites et données chez Infomaniak, qui respecte aussi les normes ISO 14001 et 50001.

Nous aidons les marques Slow à révéler leur côté Wild pour devenir meilleures que les marques fast and furious.


Eco-concevoir un support print, pour une communication durable

Le support

Le print est à la base de la communication. Utilisé pour promouvoir et informer, les flyers, affiches, plaquettes, brochures ou autres sont énergivores et ont une durée de vie limitée. En cela, concevoir un support et son contenu de manière plus responsable est un pas important vers une communication durable et efficiente. Parmi les composants d’une communication print, voici quelques bonnes pratiques :

Concernant le support en lui-même, il aura bien évidemment un impact moins important s’il est fait à partir de matières premières naturelles ou recyclées. Le processus de passage du bois au papier (carton ou autre) doit lui aussi intégrer l’aspect environnemental et éthique.

– Les labels PEFC, FSC attestent que le bois exploité provient de forêts gérées durablement. 

NF Environnement assure la qualité et la performance environnementale des supports 

– Le label APUR confirme que le support est fait à partir de fibres recyclées.

Imprim’vert certifie les entreprises répondant à sa charte d’impression et de management environnemental

Le design

Pour ce qui en est du design, il est aussi un élément central qui a son poids dans l’élaboration de la communication. Une réflexion profonde sur un design peut permettre rapidement de réduire la consommation d’encres et de papier. La sobriété est de mise. En plus de donner un style minimaliste super à la mode, votre communication aura un impact plus positif !

Parmi bonnes pratiques que nous avons accumulées, notamment en travaillant avec des directeurs artistiques experts en éco-conception comme par exemple notre partenaire Dazd, nous vous donnons des pistes.

– Prévoir son design sur un support blanc permet d’utiliser du papier sans une teinte globale dans une certaine couleur. De la même manière, utiliser l’espace blanc comme composant intrinsèque du design rend la composition plus sobre.

– Opter pour un design monochrome ou duotone permet de limiter l’utilisation de différentes encres. Limiter les aplats de couleurs a aussi un impact positif.

– Au niveau des contenus textes, adopter une typographie peu grasse chassant le moins possible permet d’optimiser le nombre de pages exploitées.

Limiter son taux d’encrage. Une couleur composée de C80-M80-J80-N80 (soit 320 d’encrage), c’est 4 cartouches d’encres qui impriment à 80% d’encrage pour une seule couleur. En éco-conception on essaye de limiter le total à 100.

L’autre aspect sur lequel nous pouvons jouer en tant que concepteurs est la durée de vie de ces supports. Comment faire d’une communication print de nature éphémère un outil qui dure dans le temps ? Comment faire en sorte que notre brochure ne soit pas directement jetée après avoir été lu ? Faire de cette contrainte une force de création innovante et ludique peut s’avérer un exercice audacieux et inspirant.


Une approche éco-conception pour son community management

Après un long travail de réflexion, rédaction, création de contenu et programmation, nos publications ne durent que quelques heures sur les réseaux sociaux. Faute à l’algorithme, notre contenu est noyé parmi des milliers d’autres, le réduisant à une création éphémère.

Est-il possible d’offrir une seconde vie à son contenu ? Tout à fait. Vous en produisez et communiquez tout au long de l’année. Et quand on investit dans une création de contenu, elle n’a pas vocation à être éphémère, on la milk. Exploitez au maximum le potentiel que votre contenu peut donner, réutilisez-le dans le plus de situation, recyclez-le. 

Il est tout à fait possible d’utiliser du contenu print pour votre community management, de réutiliser les photos d’un shooting ou les visuels des meilleures campagnes de publicité. Non seulement ce principe diminue l’impact de votre community management mais, au final, on décuple la portée de votre Brand Content.

Comment apporter sobriété et longévité à son community management ? C’est le principe de l’evergreen ou slow content. Ici, evergreen désigne quelque chose d’impérissable, d’indémodable. Selon le sujet et le contenu, le post aura un impact marketing qui se maintiendra dans le temps, comme l’explique Mélanie Duclos, membre du collectif We Act 4 Earth :

 Si tu le croises dans 1, 3 ou 5 ans il sera toujours pertinent et intéressant. Donc exit tous les sujets de buzz, de mode, ou encore les faits d'actualités très éphémères.


Eco-concevoir un projet visuel, pour une communication durable

Contenu souvent plébiscité quand les moyens sont présents, un shooting ou un film publicitaire a aussi son impact. Dans le cadre d’une communication durable, il est important de comprendre les externalités de ces contenus pour mieux les diminuer.

Qui dit film dit décors, prestataires, trajets ou encore nourriture. C’est bien sur toutes ces composantes que nous pouvons chacun limiter la consommation d’énergie ou le rejet de CO2. En premier lieu, comprendre et analyser d’où vient cet impact est une étape nécessaire pour amorcer sa diminution. C’est la volonté de CarbonClap, un outil en ligne permettant d’évaluer rapidement les rejets carbone de chaque activité et métier lié à l’image. 

Tout professionnel de l’audiovisuel et prestataire d’un projet peut se tourner vers les ressources utiles du collectif EcoProd. Une charte dédiée est aussi proposée. Référent éco-responsable du secteur, EcoProd apporte un engagement nécessaire à un secteur encore énergivore.

eco conception de film pour une communication durable

Le principe des 3R (reduce, reuse, recycle) est largement applicable aux composants évoqués. Il est possible de limiter les trajets en optimisant les lieux et le transport, réutiliser les décors et costumes de précédents tournages, privilégier des repas bio et végétariens… 

Pour que cette dynamique soit réalisable, les prestataires doivent travailler main dans la main afin d’avoir un impact significatif sur l’ensemble du projet. En effet, le choix et la sensibilisation des prestataires jouent donc un rôle non négligeable face à l’éco-conception du projet.

Conclusion

Il y a trois façons d’aborder la communication responsable. Il s’agit de :

1.

La communication engagée qui prend part, et participe à construire un monde responsable : promotion de produits et causes vertueuses qui changent le monde, authenticité et honnêteté des messages. C’est la promotion d’une certaine vision de la société.

2.

L’éco-communication qui vise à réduire les impacts liés aux métiers de la communication : consommation de ressources naturelles (énergie, papier, emballages), utilisation de produits nocifs ou dangereux (encres, solvants), production de déchets, pollution liée à la fabrication, aux transports et à l’usage.

3.

La communication sur les enjeux et les engagements des organisations en matière de développement durable et de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Le mot Wild&Slow

Chez Wild&Slow nous voyons ces trois manières par ordre de priorité de 1 à 3. Notre principal impact, c’est ce qu’on raconte, ce sont les millions de personnes que l’on influence dans leur comportement. À quoi bon recycler ses cartouches d’encre dans un bureau de 10 personnes si c’est pour faire la publicité de l’huile de palme ? Faites donc le calcul en termes d’impact !

Toutefois, l’engagement se tient lorsque le plus de cases sont cochées et que les actions ne s’arrêtent pas à la facilité. On se doit d’être absolument exemplaires, même si le chemin peut prendre du temps, et même si c’est extrêmement exigeant.

Émotionnellement, pardonnez aux imparfaits honnêtes, et pardonnez-vous aussi si vous êtes imparfaits.

Demander un devis